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On est samedi matin. Un temps où je m'octroie une petite parenthèse. Pas de course, pas de sortie dehors, pas de ménage, pas de vaisselle, pas de travail pour l'école, pas d'appel téléphonique ou de sms, pas de télévision. Un temps hors du quotidien. Un temps pour aller sur la blogosphère. Un temps pour moi. Un temps pour lire et pour écrire. Depuis la rentrée des vacances je n'y étais pas allée.

En arrivant sur canalblog, je ne sais pas ce que je vais écrire. Je lis les derniers commentaires. Joëlle a dit : « Le pouvoir des images, des mots n'est pas à négliger ! Tous les films ne sont pas à regarder n'importe quand ! ». Je me dis que j'ai trouvé mon sujet pour le billet d'aujourd'hui. C'est exactement ce que j'ai vécu hier.

Mais je ne commence pas tout de suite à écrire. Je vais d'abord sur l'autre blog, celui où je poste des histoires. Là aussi j'ai un commentaire que je n'avais pas encore lu. Je clique sur le nom de l'auteur, Alezandro. Je lis son dernier texte. Il parle de la journée des femmes. 

J'ouvre ensuite un fichier où j'ai enregistré toutes les petites nouvelles que j'ai écrites il y a un certain temps. J'en choisis une où il est question d'une femme professeur de français.  Je la relis. Et puis non, je me dis que je l'éditerai plus tard. Elle n'est pas autobiographique mais on pourrait le croire car je suis enseignante. Je me souviens. Je l'avais écrite à la suite d'une réunion parents-professeurs au collège de ma fille. Je m'étais laissée aller à imaginer ce même professeur mais avec un autre parent que moi.

Je lis l'histoire suivante. Il est question d'une femme et d'un homme. Je me demande si je vais choquer quelqu'un. Et puis non ! Je ne vais quand même pas me censurer. Il faut que j'assume ce que j'écris. Je l'édite. Je relis le texte sur le blog. Je fais une ou deux corrections. Je vois toujours mes textes d'un autre œil lorsqu'ils sont édités. C'est à ce moment là que je trouve que mon histoire rentre en résonnance avec le billet d'Alezandro. Je pense à une émission de télévision où les hommes parlaient du regard des femmes. Dans mon histoire c'est l'inverse.

Je reviens alors sur mon traitement de texte et je commence à écrire. Mais j'oublie mon sujet en route. « Le pouvoir des images, des mots n'est pas à négliger ! Tous les films ne sont pas à regarder n'importe quand ! ». Ce sera peut-être le thème de mon prochain billet.