Petits riens

17 juin 2017

Samedi

 

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Aujourd'hui,, samedi 17 juin, je suis censée rester à la maison pour faire mes livrets d'évaluation. Mais je suis plus dehors que dedans.

 

Je vais au marché et je vais faire ensuite un tour dans l'église qui est ouverte le samedi matin. Elle n'est pas très vieille, fin XIXème, mais l'intérieur a beaucoup de charme. Grâce aux vitraux, des lumières bleues et rouges tombent sur le parquet.

Devant les bougies, une mère est là avec ses trois enfants. Elle dit au plus jeune qu'il peut en allumer une. Il va pour mettre un euro dans la boite en bois, mais il reste la main en l'air quelques petites secondes avant de mettre la pièce dans la fente. Ensuite, il met du temps à choisir sa couleur de bougie, puis encore du temps pour choisir avec laquelle il va l'allumer et encore du temps pour choisir l'endroit où la poser. Sa mère lui dit alors qu'il doit faire une prière. (Cela me gêne un peu. Il est normal quand on est une mère catholique, ou musulmane, ou juive, de montrer la voie de la religion à ses enfants, mais ce petit garçon est si jeune, ne peut-on lui laisser le temps de choisir par lui même ?). Mais l'enfant demande à sa mère, en chuchotant mais fermement, de le laisser tranquille. Alors elle s'éloigne avec les deux grands, et lui, les mains jointes, fait une prière.

 

L'après-midi je vais donner des vêtements à Emmaus. Cela peut attendre, mais tout prétexte est bon pour sortir. A l'entrée, une femme est allongée sur un sofa, du style de celui de madame Récammier, Elle est africaine, au moins mon âge, et en tenue traditionelle. Elle me regarde au moment où je soupire. Je lui dis :

- Il fait chaud.

- Non, ça va, on est dans le courant d'air.

Je lui dis alors en m'approchant un peu et en parlant bas :

- C'est l'âge.

- Oui, il y a des passages dans la vie. On s'habitue.

Et ensuite :

- Mais vous avez quel âge ?

- 52 ans.

Je ne me souviens plus de ses mots exacts mais elle me dit que je ne fais pas mon âge.

Je lui fais un sourire mais je n'ai même pas le réflexe de lui dire merci. Je suis un peu gênée par le compliment, mais en même temps cela me fait vraiment plaisir. Je ne pense pas être particulièrement narcissique, mais j'aime bien que l'on me dise des choses gentilles.

 

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03 juin 2017

Pluie

 

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Un jour de mai....

Une course à faire dans le grand centre commercial à côté de chez moi. En sortant, je me fais surprendre par la pluie. Qu'à cela ne tienne, je vais rentrer en tram, sauf que j'ai laissé ma Navigo à la maison (ce n'est pas du vol puisque j'ai ma carte … en plus pour une station...) Quelqu'un me fait passer les portillons et j'avance, confiante, jusqu'au moment où, en haut des escaliers, je vois une rangée de contrôleurs. Je fais vite demi-tour. Ouf... le portillon pour les vélos et poussettes est ouvert (sinon, on peut entrer mais non sortir).

Je prends les escalators vers l'extérieur. Je me retrouve à l'air libre. Je marche. Quelques toutes petites minutes sous la pluie et je suis déjà très mouillée.

Je retourne dans le centre commercial pour m'abriter. Pour faire passer le temps, je vais à la Fnac. Je regarde les livres et trouve un poche qui me plaît. Non … pas tout de suite … je vais d'abord aller aux toilettes du centre et j'irai rechercher le poche s'il pleut encore. Je m'installerai sur les sièges, à côté du piano, pour lire en attendant.

En sortant des toilettes, je me dirige vers la sortie. Des gens sont à l'abri. La pluie est encore forte. D'autres personnes entrent dans le centre avec des parapluies trempés. Je retourne à la Fnac. Je reprends le livre et me dirige vers les caisses. Là, une dame du magasin me dit qu'aucune caisse ne fonctionne. A cause de l'orage ? Elle ne sait pas, c'est la première fois que cela arrive. Alors je trouve un siège à proximité et je m'installe pour lire. J'arrive à être totalement dans mon livre (ce que je ne réussirai plus à faire après, même chez moi). Je reste peut-être un quart d'heure. Et puis certaines caisses se débloquent, on peut payer en carte bleue. J'y vais. Je ressors. Je m'installe dans le centre commercial à proximité des vitres qui donnent sur l'extérieur. Il pleut … il pleut … cette fois, je n'arrive plus à lire. A la place, je prends le petit traitement de texte que j'ai installé sur mon téléphone et je fais la liste de ce qu'il me reste à faire avant de partir pour une semaine avec mes élèves en classe de mer.

 

Je pense à un film que je n'ai pas vu mais dont je connais le sujet, l'histoire d'un type coincé dans un aéroport pendant plusieurs heures, le Terminal avec Tom Hanks.

 

Je finis par aller m'acheter un parapluie. Je sors. Je maintiens le parapluie tout contre moi pour qu'il ne s'envole pas. Malgré cela, je suis trempée en arrivant chez moi.

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29 avril 2017

Instant présent

 

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Sur la pancarte, devant, il est écrit "aujourd'hui".

 

 Je me suis réveillé de bonne heure ce matin (de trop bonne heure). Je me suis levée, je suis allée dans la cuisine, j'ai vu le ciel gris. J'ai déjeuné sans pain parce que j'avais oublié d'en acheter hier. Heureusement, j'avais un morceau de gâteau, mais un petit. Et puis, je ne sais pas pourquoi, j'ai pensé à tous ces gens qui disent « Il faut vivre l'instant présent ». Déjà, je n'aime pas les « il faut » et les « on doit ». Je suis d'accord, c'est bien de vivre l'instant présent quand l'instant est beau. Mais il y en a d'autres... Par exemple, lorsque je suis sur le quai d'une gare, que le train est en retard, que je dois poireauter 20 minutes, que je n'ai rien à lire, que je n'ai pas de musique à écouter, qu'il fait gris, que j'ai froid, qu'il est tard, que je suis fatiguée, que j'ai envie de rentrer chez moi, ça veut dire quoi alors « vivre l'instant présent » ?

 

Après avoir déjeuné, je suis retournée dans ma chambre. J'ai ouvert les rideux, et là j'ai vu un joli coin de ciel un peu rosé. Je suis restée à le regarder.

Un bel instant.

 

Plutôt que l'expression « vivre l'instant présent », je préfère « être présent(e) à ce que l'on fait, à ce qui se passe ». Et la meilleure façon de ne pas l'être, c'est de s'occuper de son téléphone portable.

 

Hier j'ai pris le train avec un violoncelle que j'étais allée chercher pour ma fille. Je me suis assise en faisant attention. J'ai alors sorti mon téléphone pour voir si S. avait répondu à mon message. La dame sur le siège d'en face m'a demandé :

- C'est une harpe ?

- C'est un violoncelle.

- Oui, je suis bête...

Nous avons estimé la taille d'une harpe et nous avons parlé instruments, conservatoire, apprentissage de la musique. J'avais toujours mon téléphone à la main avec l'envie de savoir si j'avais ou non un SMS. Et puis, je l'ai rangé dans mon sac. Ca pouvait bien attendre 5 ou 10 minutes. Autant profiter de la discussion. Cela n'arrive pas si souvent de discuter avec des inconnues dans les transports en commun.

 

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13 avril 2017

Photo

 

Plage normande. Je suis sur la digue, en train de boire un café avec ma cousine. Nous regardons les gens, la plage, le ciel. La mer est entre-deux, ni haute, ni basse. Une grande bande de sable est à nue avec des rigoles d'eau. Il n'y a pas beaucoup de monde mais la plage est habitée. Il y a des enfants, des jeunes, des moins jeunes. Des passants et des gens qui restent au même endroit.

On dirait un tableau de Boudin. L'immensité de la plage, le ciel, la lumière, le calme de la mer, les positions des gens. Il n'y a que les tenues vestimentaires qui changent. Pas de robe longue, pas d'ombrelle ici.

Une petite fille avec un maillot une pièce se croisant dans le dos est juste à la limite entre la mer et le sable. Elle est baissée en position de grenouille (les fesses sur les talons) et le dos droit. Je ne peux pas voir son visage mais je sais quel est son regard. Un regard sur la mer et sur l'horizon. Cela se voit à la position de son corps.

La petite fille est la seule personne dans une zone relativement large. Si l'on traçait un cadre rectangulaire, elle paraîtrait l'unique humaine dans ce paysage. Son maillot est rouge-orangé et la mer bleu-vert, sans doute avec les bons mélanges pour que les deux couleurs soient les complémentaires l'une de l'autre. J'ai envie de prendre une photo. J'ouvre mon sac. Je n'ai pas mon téléphone. De toute façon, qu'est-ce que j'aurais pu prendre  ? Il m'aurait fallu un véritable appareil, avec un zoom, et avoir des connaissances techniques.

 

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25 mars 2017

Prince charmant

 

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Avec une amie, nous avons eu une brève discussion sur les hommes. Je lui ai dit que les princes charmants n'existaient pas. Elle a répondu : « C'est sûr ! » et elle a rit. Elle a rajouté ensuite : «On n'y croit plus … mais … un peu quand même ! ». Et on a rit ensemble.

 Plus tard, j'ai repensé à notre discussion. Pour qu'il y ait des princes charmants, il faudrait qu'il y ait des princesses. Je ne suis pas une princesse et je n'en ai jamais rencontrée. En théorie, l'égalité hommes-femmes veut que nous n'attendions pas de l'autre ce que nous ne pouvons pas donner. (Il n'en reste pas moins vrai que  je ne crois pas au prince charmant et c'est ce qui me permet, sans doute, de faire des rencontres amoureuses).

 J'ai repensé aux princes de nos histoires. Finalement, on se sait rien d'eux. Ils embrassent la princesse, l'emportent sur leur cheval, et après, tout est à écrire. Dans les contes, on n'a que le premier baiser (c'est toujours bien le premier baiser). On se fiche de la suite de l'histoire.

 J'ai repensé aux héroïnes des contes de notre enfance. La belle aux bois dormant, Cendrillon, Blanche Neige, Le petit Chaperon rouge même.

 Quand j'étais petite, j'avais le disque de La petite sirène. Pas l'histoire de Walt Disney qui n'existait pas encore. Le conte d'Andersen. Je me revois, assise, à côté de mon tourne-disque, et je pleurais, à la fin de l'histoire, sur des notes d'une musique de Grieg. Dans mon lit, avant de m'endormir, je m'imaginais être la petite sirène avec ses jambes qui la faisaient souffrir.

 Les autres histoires qui m'ont marquée sont celles de la reine Mathilde et de Pénélope (celle d'Ulysse).

 Finalement, mes modèles ne sont pas terribles. Je ferais mieux de croire au prince charmant qui emmène la princesse sur son cheval et ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leur vie. 

 

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19 mars 2017

Inspiration

J'ai un ami qui m'a parlé d'un travail sur le mouvement dans la photo. Alors, lorsque je me suis promenée la semaine dernière, dans Paris, sous un beau soleil, et qu'il y avait des danseuses sur le parvis de la grande bibliothèque, j'ai eu envie de les prendre en photo. Pour voir ce que je ferai avec le mouvement.

Sur son blog, Rodiguine a mis de la couleur sur un visage pour l'anonymer. J'ai trouvé le résultat très intéressant. Alors j'ai essayé de faire la même chose avec mes photos de danseuses. Je n'ai pas réussi mais, du coup, j'ai essayé autre chose. 

Er puis, DaddyRogers a parlé de surimpression. Alors, j'ai essayé encore autre chose.

Quelque soit le résultat, je me suis bien amusée.

J'envoie les photos en deux billets.

 

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04 mars 2017

Edition

 

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J'ai écrit des nouvelles brèves il y a maintenant un certain temps.

J'ai un cousin qui travaille dans une maison d'édition et j'avais montré quelques pages à une éditrice qu'il connaît. Elle m'avait dit des choses positives mais aussi que les nouvelles ne se publiaient pas (sauf si l'auteur s'était déjà fait connaître par un ou des romans). Elle m'avait encouragé à écrire un roman (ce dont je ne me sens pas capable).

Je sais qu'il existe des petites maisons d'édition qui, elles, publient des nouvelles. Mais combien recoivent-elles de manuscrits pour combien d'élus ? Et si l'on a la chance d'être repérés, combien peut-on espérer vendre d'exemplaires ? Une petite centaine ? Moins que ça ? (les petits éditeurs n'ont pas leurs entrées à la FNAC ou dans les grandes enseignes).

Bref, j'ai laissé mes textes bien au chaud dans l'ordinateur sans rien en faire pendant un certain temps.

 

Finalement, j'ai décidé de créer un nouveau blog et de les publier. Je suis très contente d'avoir fait ce choix.

D'accord, cela ne me rapportera rien au niveau financier. Mais que pouvais-je espérer d'une édition « papier » ? 100, 200 euros ?

D'accord, j'aurais bien aimé voir mes textes dans un « vrai » livre, un objet que l'on peut voir, toucher, dont on peut tourner les pages, que l'on peut mettre dans sa bibliothèque.

Mais après ?

Combien d'exemplaires seraient allés au pilon ?

Et j'aurais tout livré d'un bloc sans avoir de véritable retour, sans savoir comment les lecteurs allaient réagir.

Là, c'est tellement mieux. Je publie chaque nouvelle l'une après l'autre et j'ai des retours pour chacune d'elle. Au début, cela m'ennuyait que certains d'entre vous pensent qu'elles étaient autobiographique. Maintenant cela m'est égal. Chacun lit la nouvelle avec sa sensibilité, son vécu et il y a autant de lectures différentes que de commentaires. Pour certains, c'est telle nouvelle qui résonnera en elle, en lui. Pour d'autres, ce seront d'autres textes. Et j'aime quand vous me parlez de choses personnelles auxquelles mes textes vous font penser. Avec un livre, cela ne serait jamais arrivé. Alors je suis très heureuse de m'être lancée dans cette aventure.

 

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04 février 2017

Retour

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Premier jour des vacances. Premier samedi. Il faut que je finisse des petites choses dans mes livrets électronique (des problèmes informatiques à régler aujourd'hui dernier délai), il faut que j'aille faire des courses (mon frigidaire est vide) et je sors ce soir. A part ça, rien de prévu. Pas de classe à préparer pour lundi et le ménage attendra demain.

Ca y est ! Je peux traîner. Je peux lire au lit le matin. Je peux aller aussi sur Internet. Je n'ai pas de contrainte de temps. Pas de conrtrainte tout court. Je me sens libérée de ces évaluations et de tout le reste. Je peux souffler. C'est cela le plus important : m'arrêter et souffler.

La première chose à laquelle j'ai pensé en prenant mon petit déjeuner a été de venir ici. Il y a plusieurs nouveaux billets que j'ai envie d'écrire. J'ai les lignes directrices dans la tête, notamment le billet sur la messe de minuit qui ne parlera pas de Noël mais d'un sujet plus vaste (donc pas de soucis si je l'écris en février ou en mars). J'ai envie également de vous parler des évaluations. Mais je le ferai plus tard. Aujourd'hui, je voulais juste écrire sur le plaisir de revenir ici. Sur le plaisir d'écrire et de venir vous voir. Un peu comme si je retrouvais ma petite bulle du samedi matin (c'est souvent le samedi matin que je viens sur la bloggosphère). Un peu comme on retourne chez soi après un long déplacement professionnel. 

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30 janvier 2017

Titre ?

Je ne vous oublie pas même si je ne viens plus vous voir sur vos blogs. Je ne publie rien non plus. Je suis en mode "évaluation des élèves". Mais c'est bientôt les vacances, je vais pouvoit revenir par ici.

Posté par Dalva123 à 22:14 - Commentaires [6] - Permalien [#]