Petits riens

06 mai 2019

275

 

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En sortant de la bibliothèque, j'attends le 275. Sur le banc de l'abri, je commence à lire un des livres empruntés. Lorsque le bus arrive, je le range dans mon sac. Je n'ai pas le temps de le fermer entièrement mais je le maintiens serré contre moi à cause de la pluie. Une fois assise, je ressors le livre. Il s'agit d'un texte d'un avocat pénaliste. Il y parle de son métier mais aussi de son enfance, dans sa famille rapatriée d'Algérie. Je ne regarde rien autour de moi. Je lis. Je suis à l'intérieur du livre. Je suis en communion avec les mots. Cela faisait longtemps que je n'avais pas trouvé un texte qui me faisait cet effet. Je voudrais être capable d'écrire comme l'auteur, avec, à la fois cette clareté, cette profondeur, cette simplicité et cette sincerité.

 

Au tout début, lorsque je me suis assise et que j'ai vu que l'auteur était né en Algérie, je me suis souvenue d'un autre trajet, dans ce même bus, en sortant également de la bibliothèque. J'avais emprunté un album de jeunesse sur la guerre d'Algérie. Je le lisais. C'était en automne, les premiers froids arrivaient et j'étais un peu enrhumée. J'avais oublié de prendre un mouchoir et j'en ai demandé un à ma voisine. Elle a pu me dépanner.

- Merci beaucoup, C'est bête d'oublier ses mouchoirs à cette saison.

- Ah ! m'avait-elle dit en souriant. Je croyais que c'était votre livre qui était triste.

 

J'ai sûrement d'autres souvenirs dans ce bus. Je le vois comme un endroit à part, un petit cocon, hors du temps. Mon lieu idéal de lecture. Encore plus un jour comme aujourd'hui, quand il pleut dehors. Mais je ne le prends pas souvent, il y a une bibliothèque annexe juste en bas de mon immeuble.

 

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27 avril 2019

Demain

Bonjour à tous.

Je profite des vacances pour revenir sur la bloggosphère.

Le texte que je poste ici est un peu long, je le sais. C'est le début d'un texte beaucoup plus long encore. Pour ceux et celle qui ont le courage de le lire, je voudrais savoir si vous trouvez ce début cohérent. Et quels ont les paragraphes que je dois reprendre ? Bref, toutes vos critiques constructives sont bonnes à prendre.

 

 

Fin octobre 1995

 

La maison…

Je vais avoir tant de mal à vivre ailleurs. Je suis assise sur les marches qui vont de la cuisine au jardin. J’écoute les bruits de la nuit. Je m’apaise à la fraicheur de l’herbe, des arbres, des fleurs. Je ne m’apaise pas seulement, je me berce, je me sens enveloppée par la nature.

Un train passe. Je l'entends, au loin. Un bruit étouffé. Il va vers Paris. Ou il en revient. Saint-Lazare est à 10 minutes seulement.

 

Je regarde la lune et les choses me semblent immuables. Comme si rien ne pouvait changer. Comme si la décision de Pierre était du vent. Juste une idée comme ça, qui est passée, qui s'est envolée, qu'il a oubliée.

 

Peut-être que si d'ailleurs. Peut-être qu'il a oublié. Cela fait un mois qu'il m'a dit qu'il voulait vendre la maison, partir vivre ailleurs, qu'il nous quittait, moi et les filles. Plus de vie de famille. Ca l'oppressait. Il m'a repproché de ne pas faire d'effort, de ne pas être assez féminine, de n'être plus qu'une mère de famille. Il a même utilisé le mot « bobonne ». Peut-être a- t-il raison. Je ne sais pas. On ne se voit pas comme les autres nous voient. Il m'a dit qu'il n'était pas le seul à le penser. Que tout le monde pensait la même chose. Je n'ai rien osé répondre. J'étais trop vexée. Les jours d'après j'étais en colère, je ne sais pas contre qui. Contre moi même ou contre ces autres qui parlaient de moi en ces termes.

 

Bobonne. Là, devant la lune, au milieu des odeurs de la nuit, je ne sais pas où est la vérité, je ne sais pas qui je suis. Je sais seulement que Pierre veut partir, qu'il partira un jour, bientôt, et que tout s'effondrera ce jour là.

 

Je suis assise sur les marches qui vont de la cuisine au jardin et je ferme les yeux.

 

Quand je les ouvre, je suis nue, dans un lit, dans une chambre. La housse de couette est blanche avec des petits ronds gris-bleu, comme des petites perles. En face, il y a une affiche. Rouge, une danseuse au milieu, un titre en haut. Le saut de l'ange. La même affiche qui était dans ma chambre lorsque j'étais étudiante.

A côté de moi, un homme, cheveux noirs, peau brune. Métis. Nu lui aussi. Il semble avoir passé quarante ans. Ses tempes sont grisonnantes. Il me regarde. Il dit :

- C'est beau un corps de femme.

- Un corps d'homme aussi.

- Pas comme celui une femme … Il y a du relief … on dirait un paysage … comme dans la chanson de Johnny.

Je regarde mon corps, mes hanches, mes seins.

Je demande à l'homme :

- Ca t'a fait quoi quand il est mort ?

- Tu parles de qui ? De Johnny ?

- Oui.

Je regarde l'homme. Et là, j'ai un voile noir devant les yeux.

 

Je me retrouve assise devant la lune, sur les marches de la cuisine. J'ai une insupportable impression d'étrangeté. Je la ressens dans tout le corps. Je me sens comme tétanisée. Pendant plusieurs secondes, je ne sais plus qui je suis. J'ai envie de crier mais rien ne sort de ma gorge. Et puis, petit à petit, je reviens à moi. Je touche mes bras. Même à travers le tissus, je sens que ma peau est là. Je touche mon visage, mes joues. Dans la pénombre, je regarde le cerisier du jardin. Je ne vois pas la couleur des feuilles mais je sais qu'elles commencent à jaunir. Je suis là, chez moi. Encore chez moi pour quelques temps. Je respire. Ca va mieux. Je m'interroge alors. C'était quoi ce rêve éveillé ? Ce n'est pas la première fois que je m'imagine des histoires. Mais là, c'était différent. Je ne contrôlais rien.

 

Je reste assise à regarder la lune. Je cherche des réponses, je cherche à rationnaliser, je cherche à faire des liens. Je pense à Christelle. Cette après-midi, à la cantine, elle a parlé d'un concert de Johnny Halliday. Elle est fan. Je l'aime bien Christelle, mais je l'ai trouvée un peu ridicule à ce moment là.

 

Le lien avec le chanteur, je l'ai. Mais pouquoi l'ai-je fait mourir ? Et pourquoi ai-je revu cette affiche qui était dans ma chambre d'étudiante ? Et le lien avec l'homme, le métis ? Je ne le connais pas. Je ne l'ai jamais vu. Et puis il était vieux, plus vieux que moi. Ca ne m'intéresse pas les hommes plus vieux que moi. Pierre et moi avons juste un an d'écart. Pierre …. Pierre … pourquoi veux-tu partir ? On a tout pour être heureux. Deux jolies petites filles qui grandissent harmonieusement. Ca été difficile quand elles sont nées. Forcément, deux jumelles. Mais maintenant... regarde … tout est bien … on a une belle maison … des amis … une famille … on part en vacances … on a un travail … enfin, pour moi ce sera pour bientôt … l'année prochaine … je sais … tu ne penses pas que c'est un vrai travail … tu m'as dit que c'était un passe-temps … C'est ça le problème ? Tu m'en veux de ma reconversion ? Instit', je sais que ça ne te plait pas … le salaire est faible … « Si ça peux te rendre heureuse » as-tu dit … tu le dis à tout le monde « si ça peut la rendre heureuse » … mais c'est important pour moi tu sais … je … je … je …

 

Je regarde la lune. Dans mon monologue, je ne sais plus quoi dire à Pierre. Je soupire. Je repense à l'homme, au métis. Je repense à nos deux corps l'un à côté de l'autre. Maintenant que la phase d'incompréhension est passée, la phase de stupeur même, je peux me revoir à côté de lui. Je peux me revoir pendant le rêve éveillé. Je peux de nouveau ressentir ce que j'ai ressenti à ce moment là. J'étais bien en fait. Formidablement bien. Et si je refermais les yeux ?

 

Mes paupières sont closes et rien ne se passe. Je me souviens d'un rêve lorsque j'étais enfant. Quelqu'un m'offrait du chewing-gum dans un supermarché. C'était une chose rare, mes parents ne voulaient pas que j'en mâche. J'ai pris le chewing-gum. Je l'ai bien serré dans ma main avec l'idée qu'il serait encore là dans la vraie vie. Je crois même que ce rêve m'a réveillée, juste à ce moment là. Et je me souviens encore de ma déception.

 

 

 

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02 janvier 2019

Voeux

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"Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable."

(Jacques Brel, 01/01/1968)

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27 décembre 2018

Joyeuses fêtes

Un petit coucou à tous pour vous souhaiter de joyeuses fêtes. Je ne viens plus souvent ici mais je ne vous oublie pas. J'aime savoir qu'à travers cet écran je peux vous retrouver. 

Pas toujours, je le sais. Quand je clique sur le blog de Maria Lina, il y a ces mots "le blog n'existe plus". Et je suis triste, triste ... 

Est-ce que l'un d'entre vous a de ses nouvelles ? 

A bientôt 

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01 décembre 2018

Un matin

Je ne dors jamais très bien. Mais, il y a quelques jours, j'ai fait une belle insomnie. Dejà, lorsque j'ai éteint la lumière, je n'avais pas vraiment sommeil. J'ai quand même éteint par peur de n'être pas en forme le lendemain. Et, avec 24 élèves devant moi, il vaut mieux être en forme. En plus, j'avais des soucis professionnels. Pas des gros soucis. Des soucis. Des choses qui me trottaient dans la tête. Des choses qui me paraissaient insolubles.

J'étais plutôt démoralisée. 

A force d'y penser, mon esprit était tellement en éveil que l'endormissement était impossible. J'ai refusé de me lever et d'aller prendre un Donormyl (un somnifère anti-histaminique vendu sans ordonnance). La dernière fois que j'en ai pris 1/2 comprimé, le lever et la journée suivante ont été horriblement difficiles. Alors, cette nuit là, j'ai décidé d'être patiente. Je suis sortie de mon lit. Je suis allée dans la salon. J'ai allumé la télévision. Je me suis allongée sur le canapé. J'ai commencé à piquer du nez. J'ai éteint la télévision. J'étais proche de trouver le sommeil. Mais proche seulement.

J'étais mal installée. Je suis allée me remettre dans mon lit. J'ai encore mis du temps à m'endormir. Quand le réveil a sonné le matin, je crois que j'avais dormi une heure ou deux. 

Sur le chemin de l'école, mon énergie n'était pas au top, à la fois en raison du manque de sommeil et des soucis professionnels. Et puis, en prenant une allée, j'ai eu ce ciel devant les yeux.

 

 

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Dans la tête, j'ai eu les mots "magie", "la vie vaut vraiment vraiment la peine d'être vécue", "il y a des moments de grâce". J'ai sorti mon téléphone pour prendre une photo. Une dame derrière moi a fait la même chose et elle m'a parlé de beauté.

J'ai retrouvé mon énergie.

 

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22 octobre 2018

Sans titre

Je suis en voiture, ma fille est au volant, la nuit est tombée. Nous longeons les bords de Seine. Mon œil est attiré par des mouvements et des lumières dans le ciel. Je lève la tête. Cela ressemble à des oiseaux mais des oiseaux lumineux et rose-violet. Je regarde la danse des lumières. Pendant quelques secondes, je pense aux réalisations de la nuit blanche. Il y a un côté magique, poétique et irréel. En même temps, je sens bien la réalité de ce que je vois. Comme un spectacle voulu par un artiste. Je pense à tout ça à la fois, mais ce sont des impressions. Ma pensée n'est pas très élaborée. C'est en écrivant que je reconstruis, que je structure, que je pose des mots.

Je suis toujours dans la voiture. On s'arrête au feu rouge. Je montre les « oiseaux » à ma fille. Elle me dit de regarder le pont. Il est éclairé. En rose-violet.

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22 mai 2018

Parc

 

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L'autre jour, il faisait beau. J'ai ressorti mon vélo et je suis allée me balader en bords de Seine. A un moment donné, j'ai tourné à gauche dans un petit parc que je trouve charmant. Les grilles étaient ouvertes. A quelques pas, il y avait un homme qui me regardait. J'y suis allée quand même. J'ai pensé qu'avec le beau temps, il y aurait un peu de monde.

Dans le parc, il y a une grande mare avec un sol en teck devant. Ce jour là, elle était encore clôturée par un grillage. Je ne m'y suis pas arrêtée. Je suis revenue un peu en arrière pour m'asseoir dans un autre lieu avec du bois, des plantes et de l'eau. J'y étais bien, à regarder le paysage et à rêvasser. Assez proches de moi (mais pas trop) deux autres femmes s'étaient installées. Et des gens passaient de temps en temps dans l'allée.

Je suis restée quelques petites minutes assise quand l'homme de l'entrée est arrivé. Il est passé juste à côté de moi. A ce moment là, je me suis rendue compte que les deux autres femmes étaient parties. J'étais seule à part deux personnes qui arrivaient à 30 mètres. L'homme a ralenti, il m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit « bonjour ». Je ne lui ai rien répondu. Il a continué son chemin.

A partir de ce moment là, j'ai regardé l'allée pour vérifier qu'il y avait toujours quelqu'un qui arrivait.

J'ai repensé à tout ce qui c'était dit à la radio ou à la télévision concernant le «harcèlement » de rue. Je n'ai jamais bien compris ce mot dans ce contexte. En tout cas, ce qui était sûr, c'est que cet homme ne m'avait pas harcelée. Il m'avait juste regardée par deux fois (à l'entrée du parc et quand il est passé à côté de moi). Il m'avait juste adressé un mot. Cela ne peut pas être un délit de dire « bonjour ». Des tas d'inconnus se le disent quand ils se rencontrent dans la nature, en randonnée ou en balade. Mais là, c'était différent. A la fois son regard et son bonjour étaient inquiétants. C'était la manière de le dire. Je me suis dit que finalement, dans toutes ces questions de soi disant « harcèlement », ce ne sont pas les faits en eux même qui sont problèmatiques (je n'ai pas de raison de me plaindre d'un bonjour). Ce qui est problématique, c'est l'inquiétude, voire la peur. Parce qu'en bout de chaîne, il y a cette peur. On sait toutes que les agressions sexuelles existent.

 

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07 avril 2018

Pause

Je pourrais écrire "blog en pause" mais, en fait, il est tout le temps en pause ! Je viens, je repars. Et puis c'est bientôt les vacances scolaires. C'est toujours plus facile, pour moi, d'écrire pendant les vacances.

Ce n'est pas que je n'ai pas d'idées de billets. J'en ai deux à écrire. Mais je me suis lancée dans l'écriture d'un texte long. J'ai envie de rester concentrée dessus pour le moment.

Alors je vous dis à bientôt, à très bientôt

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17 mars 2018

Samedi matin

 

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On est samedi matin. Un temps où je m'octroie une petite parenthèse. Pas de course, pas de sortie dehors, pas de ménage, pas de vaisselle, pas de travail pour l'école, pas d'appel téléphonique ou de sms, pas de télévision. Un temps hors du quotidien. Un temps pour aller sur la blogosphère. Un temps pour moi. Un temps pour lire et pour écrire. Depuis la rentrée des vacances je n'y étais pas allée.

En arrivant sur canalblog, je ne sais pas ce que je vais écrire. Je lis les derniers commentaires. Joëlle a dit : « Le pouvoir des images, des mots n'est pas à négliger ! Tous les films ne sont pas à regarder n'importe quand ! ». Je me dis que j'ai trouvé mon sujet pour le billet d'aujourd'hui. C'est exactement ce que j'ai vécu hier.

Mais je ne commence pas tout de suite à écrire. Je vais d'abord sur l'autre blog, celui où je poste des histoires. Là aussi j'ai un commentaire que je n'avais pas encore lu. Je clique sur le nom de l'auteur, Alezandro. Je lis son dernier texte. Il parle de la journée des femmes. 

J'ouvre ensuite un fichier où j'ai enregistré toutes les petites nouvelles que j'ai écrites il y a un certain temps. J'en choisis une où il est question d'une femme professeur de français.  Je la relis. Et puis non, je me dis que je l'éditerai plus tard. Elle n'est pas autobiographique mais on pourrait le croire car je suis enseignante. Je me souviens. Je l'avais écrite à la suite d'une réunion parents-professeurs au collège de ma fille. Je m'étais laissée aller à imaginer ce même professeur mais avec un autre parent que moi.

Je lis l'histoire suivante. Il est question d'une femme et d'un homme. Je me demande si je vais choquer quelqu'un. Et puis non ! Je ne vais quand même pas me censurer. Il faut que j'assume ce que j'écris. Je l'édite. Je relis le texte sur le blog. Je fais une ou deux corrections. Je vois toujours mes textes d'un autre œil lorsqu'ils sont édités. C'est à ce moment là que je trouve que mon histoire rentre en résonnance avec le billet d'Alezandro. Je pense à une émission de télévision où les hommes parlaient du regard des femmes. Dans mon histoire c'est l'inverse.

Je reviens alors sur mon traitement de texte et je commence à écrire. Mais j'oublie mon sujet en route. « Le pouvoir des images, des mots n'est pas à négliger ! Tous les films ne sont pas à regarder n'importe quand ! ». Ce sera peut-être le thème de mon prochain billet.

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20 février 2018

Heureuse ?

 

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A la bibliothèque, j'ai emprunté un livre qui s'intitule « Le bonheur extraordinaire des gens ordinaires ». Le sous-titre est : La psychologie positive pour tous.

Hier, je marchais dans le forum des Halles, à Paris. Je me dirigeais vers le cinéma. J'ai pensé à mon livre. Je me suis demandée si là, à cet instant précis, j'étais heureuse. Et ma réponse a été oui, immédiatement. Pourtant, à première vue, on n'associe pas le bonheur au fait de marcher dans un centre commercial. Mais je venais de passer deux heures avec quelqu'un que j'aime beaucoup et qui me fait du bien. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas été seule au cinéma et j'allais voir un film que j'avais choisi. Je n'avais ni souci ni préoccupation. Et, dernièrement, de bonnes choses me sont arrivées. Alors oui, j'étais heureuse.

Je suis arrivée en avance au cinéma. J'ai attendu, comme quelques autres personnes, assise sur un banc confortable. La queue s'est formée autour et dernière nous mais on a pu rester assis. J'avais le magazine des cinémas UGC et je regardais les hommes et les femmes autour de moi. L'attente ne me pesais pas. Au bout d'un moment, des gens sont sortis de la salle. Silencieux. Personne ne souriait. Je me suis d'abord dit que ce n'était pas très bon signe puis, qu'en fait, cela voulait dire que les spectateurs avaient du mal à « sortir » du film.

La salle n'était pas très grande mais elle était pleine. Un homme est arrivé en retard et n'a pas trouvé la place restante. Il s'est assis sur les marches.

En sortant du cinéma, j'ai marché dans le forum des Halles et là, je me suis sentie déprimée. Heureusement, cela n'a pas duré très longtemps, mais j'avais vraiment le moral dans les chaussettes après le film. J'ai repensé alors à mon livre. Il y est écrit que, lorsqu'on ne va pas bien, il faut sortir, voir des gens, aller voir un film amusant. J'avais trouvé cela simpliste. En fait, là, il m'arrivait juste l'inverse.

Je ne vous dirai pas de quel film il s'agit. Je ne voudrais pas décourager quelqu'un qui aurait envie d'aller le voir. C'était un excellent film, très bien joué, très réaliste, très intelligent, qui pose de vraies questions. Seulement, je l'ai trouvé pesant.

 

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