Petits riens

13 avril 2017

Photo

 

Plage normande. Je suis sur la digue, en train de boire un café avec ma cousine. Nous regardons les gens, la plage, le ciel. La mer est entre-deux, ni haute, ni basse. Une grande bande de sable est à nue avec des rigoles d'eau. Il n'y a pas beaucoup de monde mais la plage est habitée. Il y a des enfants, des jeunes, des moins jeunes. Des passants et des gens qui restent au même endroit.

On dirait un tableau de Boudin. L'immensité de la plage, le ciel, la lumière, le calme de la mer, les positions des gens. Il n'y a que les tenues vestimentaires qui changent. Pas de robe longue, pas d'ombrelle ici.

Une petite fille avec un maillot une pièce se croisant dans le dos est juste à la limite entre la mer et le sable. Elle est baissée en position de grenouille (les fesses sur les talons) et le dos droit. Je ne peux pas voir son visage mais je sais quel est son regard. Un regard sur la mer et sur l'horizon. Cela se voit à la position de son corps.

La petite fille est la seule personne dans une zone relativement large. Si l'on traçait un cadre rectangulaire, elle paraîtrait l'unique humaine dans ce paysage. Son maillot est rouge-orangé et la mer bleu-vert, sans doute avec les bons mélanges pour que les deux couleurs soient les complémentaires l'une de l'autre. J'ai envie de prendre une photo. J'ouvre mon sac. Je n'ai pas mon téléphone. De toute façon, qu'est-ce que j'aurais pu prendre  ? Il m'aurait fallu un véritable appareil, avec un zoom, et avoir des connaissances techniques.

 

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25 mars 2017

Prince charmant

 

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Avec une amie, nous avons eu une brève discussion sur les hommes. Je lui ai dit que les princes charmants n'existaient pas. Elle a répondu : « C'est sûr ! » et elle a rit. Elle a rajouté ensuite : «On n'y croit plus … mais … un peu quand même ! ». Et on a rit ensemble.

 Plus tard, j'ai repensé à notre discussion. Pour qu'il y ait des princes charmants, il faudrait qu'il y ait des princesses. Je ne suis pas une princesse et je n'en ai jamais rencontrée. En théorie, l'égalité hommes-femmes veut que nous n'attendions pas de l'autre ce que nous ne pouvons pas donner. (Il n'en reste pas moins vrai que  je ne crois pas au prince charmant et c'est ce qui me permet, sans doute, de faire des rencontres amoureuses).

 J'ai repensé aux princes de nos histoires. Finalement, on se sait rien d'eux. Ils embrassent la princesse, l'emportent sur leur cheval, et après, tout est à écrire. Dans les contes, on n'a que le premier baiser (c'est toujours bien le premier baiser). On se fiche de la suite de l'histoire.

 J'ai repensé aux héroïnes des contes de notre enfance. La belle aux bois dormant, Cendrillon, Blanche Neige, Le petit Chaperon rouge même.

 Quand j'étais petite, j'avais le disque de La petite sirène. Pas l'histoire de Walt Disney qui n'existait pas encore. Le conte d'Andersen. Je me revois, assise, à côté de mon tourne-disque, et je pleurais, à la fin de l'histoire, sur des notes d'une musique de Grieg. Dans mon lit, avant de m'endormir, je m'imaginais être la petite sirène avec ses jambes qui la faisaient souffrir.

 Les autres histoires qui m'ont marquée sont celles de la reine Mathilde et de Pénélope (celle d'Ulysse).

 Finalement, mes modèles ne sont pas terribles. Je ferais mieux de croire au prince charmant qui emmène la princesse sur son cheval et ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leur vie. 

 

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19 mars 2017

Inspiration

J'ai un ami qui m'a parlé d'un travail sur le mouvement dans la photo. Alors, lorsque je me suis promenée la semaine dernière, dans Paris, sous un beau soleil, et qu'il y avait des danseuses sur le parvis de la grande bibliothèque, j'ai eu envie de les prendre en photo. Pour voir ce que je ferai avec le mouvement.

Sur son blog, Rodiguine a mis de la couleur sur un visage pour l'anonymer. J'ai trouvé le résultat très intéressant. Alors j'ai essayé de faire la même chose avec mes photos de danseuses. Je n'ai pas réussi mais, du coup, j'ai essayé autre chose. 

Er puis, DaddyRogers a parlé de surimpression. Alors, j'ai essayé encore autre chose.

Quelque soit le résultat, je me suis bien amusée.

J'envoie les photos en deux billets.

 

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04 mars 2017

Edition

 

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J'ai écrit des nouvelles brèves il y a maintenant un certain temps.

J'ai un cousin qui travaille dans une maison d'édition et j'avais montré quelques pages à une éditrice qu'il connaît. Elle m'avait dit des choses positives mais aussi que les nouvelles ne se publiaient pas (sauf si l'auteur s'était déjà fait connaître par un ou des romans). Elle m'avait encouragé à écrire un roman (ce dont je ne me sens pas capable).

Je sais qu'il existe des petites maisons d'édition qui, elles, publient des nouvelles. Mais combien recoivent-elles de manuscrits pour combien d'élus ? Et si l'on a la chance d'être repérés, combien peut-on espérer vendre d'exemplaires ? Une petite centaine ? Moins que ça ? (les petits éditeurs n'ont pas leurs entrées à la FNAC ou dans les grandes enseignes).

Bref, j'ai laissé mes textes bien au chaud dans l'ordinateur sans rien en faire pendant un certain temps.

 

Finalement, j'ai décidé de créer un nouveau blog et de les publier. Je suis très contente d'avoir fait ce choix.

D'accord, cela ne me rapportera rien au niveau financier. Mais que pouvais-je espérer d'une édition « papier » ? 100, 200 euros ?

D'accord, j'aurais bien aimé voir mes textes dans un « vrai » livre, un objet que l'on peut voir, toucher, dont on peut tourner les pages, que l'on peut mettre dans sa bibliothèque.

Mais après ?

Combien d'exemplaires seraient allés au pilon ?

Et j'aurais tout livré d'un bloc sans avoir de véritable retour, sans savoir comment les lecteurs allaient réagir.

Là, c'est tellement mieux. Je publie chaque nouvelle l'une après l'autre et j'ai des retours pour chacune d'elle. Au début, cela m'ennuyait que certains d'entre vous pensent qu'elles étaient autobiographique. Maintenant cela m'est égal. Chacun lit la nouvelle avec sa sensibilité, son vécu et il y a autant de lectures différentes que de commentaires. Pour certains, c'est telle nouvelle qui résonnera en elle, en lui. Pour d'autres, ce seront d'autres textes. Et j'aime quand vous me parlez de choses personnelles auxquelles mes textes vous font penser. Avec un livre, cela ne serait jamais arrivé. Alors je suis très heureuse de m'être lancée dans cette aventure.

 

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04 février 2017

Retour

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Premier jour des vacances. Premier samedi. Il faut que je finisse des petites choses dans mes livrets électronique (des problèmes informatiques à régler aujourd'hui dernier délai), il faut que j'aille faire des courses (mon frigidaire est vide) et je sors ce soir. A part ça, rien de prévu. Pas de classe à préparer pour lundi et le ménage attendra demain.

Ca y est ! Je peux traîner. Je peux lire au lit le matin. Je peux aller aussi sur Internet. Je n'ai pas de contrainte de temps. Pas de conrtrainte tout court. Je me sens libérée de ces évaluations et de tout le reste. Je peux souffler. C'est cela le plus important : m'arrêter et souffler.

La première chose à laquelle j'ai pensé en prenant mon petit déjeuner a été de venir ici. Il y a plusieurs nouveaux billets que j'ai envie d'écrire. J'ai les lignes directrices dans la tête, notamment le billet sur la messe de minuit qui ne parlera pas de Noël mais d'un sujet plus vaste (donc pas de soucis si je l'écris en février ou en mars). J'ai envie également de vous parler des évaluations. Mais je le ferai plus tard. Aujourd'hui, je voulais juste écrire sur le plaisir de revenir ici. Sur le plaisir d'écrire et de venir vous voir. Un peu comme si je retrouvais ma petite bulle du samedi matin (c'est souvent le samedi matin que je viens sur la bloggosphère). Un peu comme on retourne chez soi après un long déplacement professionnel. 

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30 janvier 2017

Titre ?

Je ne vous oublie pas même si je ne viens plus vous voir sur vos blogs. Je ne publie rien non plus. Je suis en mode "évaluation des élèves". Mais c'est bientôt les vacances, je vais pouvoit revenir par ici.

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07 janvier 2017

Epiphanie, sapin, voeux

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Hier, c'était l'Epiphanie. Par la gardienne de mon école, j'ai appris que les services de la ville attendaient cette date pour enlever les décorations et que c'est une tradition : on défait son sapin à ce moment là. J'ai encore le mien, j'allumerai encore un peu les guirlandes et je le déferai ce week-end.

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Je vous ai souhaité des voeux à rallonge. Je voulais en trouver plusieurs, qu'il y en ait pour chacun. Je vais vous avouer quelque chose. J'ai écrit mon billet, j'ai eu trois commentaires rapidement, mais j'ai continué à rajouter des voeux au fur et à mesure de mon inspiration. Un mot en appelait un autre et je me suis laissée entraînée. D'ailleurs, c'est aussi en allant vour voir que j'ai en trouvé d'autres. Je me suis interdit de copier vos souhaits. J'ai juste rebondi sur certaines choses lues ci et là. J'aurai pu vous souhaiter cela aussi : l'inspiration. Mais Joëlle a commenté mon billet : " J'espère qu'il en restera encore à désirer sinon nous deviendrons des enfants gâtés". Entièrement d'accord avec toi Joëlle.

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Il y a une chose que je n'ai pas voulu vous souhaiter : de l'argent. Pourtant, c'est bien aussi. On dit que l'argent ne fait pas le bonheur mais c'est plus facile si l'on en a suffisamment. On considère peut-être que l'argent est sale. Je me demande si, dans les pays anglo-saxons, on se souhaite plus facilement d'avoir de l'argent.

Il y a une personne qui m'en a souhaité. Un animateur de mon école. Je lui ai dit que c'était difficile d'en avoir plus, que l'on avait nos salaires, toujours à peu près la même chose. Il m'a dit : "L'argent, il suffit de le trouver !"

C'est peut-être parce que je suis salariée que cela me paraît vain de souhaiter de l'argent mais cela a sûrement du sens pour un commerçant ou un agriculteur par exemple, celui qui ne sait pas ce qu'il aura à la fin du mois.

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L'année dernière j'ai déjà écrit sur les voeux de santé. Les voeux oraux que j'ai reçu le plus souvent étaient "Bonne année ... et bonne santé surtout". Ce n'est pas très original et pourtant c'est cela le plus important. La base. Alors je vais vous resouhaiter la santé surtout.

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A l'école, chaque année je donne la même poésie à mes élèves, celle de Rosemonde Gérard. J'ai déjà discuté de la fin avec une collègue. Il y a deux versions qui circulent sur Internet. L'une dit "Bonne année à tous ceux que j'aime / Et qui m'entendent ici bas / Et bonne année aussi quand même / A ceux qui ne m'aiment pas". Et l'autre : "Bonne année à tous ceux qui s'aiment / Et qui m'entendent ici bas / Et bonne année aussi quand même / A tous ceux qui ne s'aiment pas". Je suis allée à la bibliothèque mais je n'ai trouvé aucune poésie de Rosemonde Gérard. Si l'un d'entre vous connaît la bonne version...

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Noël est passé. Je vais bientôt défaire mon sapin. Je vais défaire celui de l'école. Je suis allée à la messe de minuit et j'ai fait une expérience intéressante. Mais c'est long à raconter. Je le ferai la prochaine fois. Ca prolongera un peu Noël.

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C'était l'Epiphanie hier. On peut commencer à manger de la galette. J'ai dit à mes élèves que l'on fabriquerait des couronnes lundi. Ils étaient contents. Je n'oublierai pas de préparer quelque chose car eux n'oublieront pas.

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03 janvier 2017

Voeux

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Bonne année à tous,

Que cette année 2017 soit pleine de bonheurs, de joies, de rires, de gaité, de beauté, d'émerveillements, de poésie, de musiques, de créativité, d'enchantements, de lumières, de belles rencontres, d'amitié, d'amour, de brillance, de santé, de curiosité, de bonnes surprises, de bonne humeur, de sensibilité, de douceur, de danse, de photos, de dessins, de beaux mots, de belles paroles, d'enthousiasme, de magie, de désirs, de chansons, de foi, d'attachements, de bienveillance, d'émotions intérieures, d'émotions partagées, de bien-être, de paix, de sérénité, de sensualité, de simplicité, de gratitude, de couleurs, de richesses intérieures et dans les relations.

 

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19 décembre 2016

La magie de Noël (1)

 

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C'est quoi Noël ? Cela dépend de chacun. Cela peut être les cadeaux, le réveillon, le sapin, le père Noël, les illuminations, les rituels familiaux, la crèche, la bûche, les treize desserts, la messe de minuit, l'hiver, le froid, la neige parfois, les retrouvailles familiales, la préparation de la fête (il y aura qui ? on mangera quoi?), les enfants qui croient au père Noël, les courses dans les magasins bondés, les belles tables (cette année, je m'emerveillerai encore devant celle de Cathyrose), les boules, les guirlande et les petites décoration du sapin.

Ce que je préfère à Noël, ce sont les illuminations.

Dans mon sapin, l'élément le plus important est la guirlande électrique. Quand j'ai commencé à travailler et que j'ai emménagé dans un petit 30 m2, je n'ai pas imaginé ne pas avoir de sapin (pourtant ce n'était pas la première fois que j'avais mon lieu de vie, mais c'était la première fois que la nécessité du sapin était là). J'en ai trouvé un tout petit. Au cours d'un déplacement professionnel en Allemagne, j'avais acheté de jolies petites décorations en bois. Et j'ai acheté une guirlande électrique en France.

Le matin, alors qu'il faisait encore sombre, je déjeunais dans le tout petit salon, sans allumer (seulement la guirlande), avec cette alternance lumière-obscurité, et l'odeur de l'épicéa.

De mon appartement précédent, je voyais la place devant chez moi avec ses deux sapins éclairés. Pendant les nuits où j'avais du mal à dormir, je m'installais dans la salon. Je ne faisais rien, je n'allumais pas, je regardais les sapins et la tranquillité de la place déserte.

J'habite maintenant un appartement qui donne sur un autre immeuble. De l'une des fenêtres du salon, je vois un bout de ciel, mais sinon, je vois des balcons, très proches. Une famille de voisins, les deux hivers précédents, avait décoré le sien d'une guirlande électrique, avec le bleu qui dominait. C'était juste en face de la fenêtre de ma cuisine. Le matin, je n'allumais pas. Je prenais mon café en regardant les lumières. Je trouvais que c'était très généreux de la part des voisins car c'était les autres, finalement, qui en profitaient le plus. Cette année, il y a toujours le petit drapeau qu'ils ont installé après les attentats de 2015, mais il n'y a pas de guirlande. Je suis déçue.

Je sais que, d'un point de vue écologique, les illuminations sont très coûteuses. Mais, alors que j'ai une bonne conscience écologique, là, j'avoue, je n'y attache pas d'importance.

 

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