Petits riens

02 janvier 2019

Voeux

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"Je vous souhaite des rêves à n’en plus finir et l’envie furieuse d’en réaliser quelques uns. Je vous souhaite d’aimer ce qu’il faut aimer et d’oublier ce qu’il faut oublier. Je vous souhaite des passions, je vous souhaite des silences. Je vous souhaite des chants d’oiseaux au réveil et des rires d’enfants. Je vous souhaite de respecter les différences des autres, parce que le mérite et la valeur de chacun sont souvent à découvrir. Je vous souhaite de résister à l’enlisement, à l’indifférence et aux vertus négatives de notre époque. Je vous souhaite enfin de ne jamais renoncer à la recherche, à l’aventure, à la vie, à l’amour, car la vie est une magnifique aventure et nul de raisonnable ne doit y renoncer sans livrer une rude bataille. Je vous souhaite surtout d’être vous, fier de l’être et heureux, car le bonheur est notre destin véritable."

(Jacques Brel, 01/01/1968)

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27 décembre 2018

Joyeuses fêtes

Un petit coucou à tous pour vous souhaiter de joyeuses fêtes. Je ne viens plus souvent ici mais je ne vous oublie pas. J'aime savoir qu'à travers cet écran je peux vous retrouver. 

Pas toujours, je le sais. Quand je clique sur le blog de Maria Lina, il y a ces mots "le blog n'existe plus". Et je suis triste, triste ... 

Est-ce que l'un d'entre vous a de ses nouvelles ? 

A bientôt 

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01 décembre 2018

Un matin

Je ne dors jamais très bien. Mais, il y a quelques jours, j'ai fait une belle insomnie. Dejà, lorsque j'ai éteint la lumière, je n'avais pas vraiment sommeil. J'ai quand même éteint par peur de n'être pas en forme le lendemain. Et, avec 24 élèves devant moi, il vaut mieux être en forme. En plus, j'avais des soucis professionnels. Pas des gros soucis. Des soucis. Des choses qui me trottaient dans la tête. Des choses qui me paraissaient insolubles.

J'étais plutôt démoralisée. 

A force d'y penser, mon esprit était tellement en éveil que l'endormissement était impossible. J'ai refusé de me lever et d'aller prendre un Donormyl (un somnifère anti-histaminique vendu sans ordonnance). La dernière fois que j'en ai pris 1/2 comprimé, le lever et la journée suivante ont été horriblement difficiles. Alors, cette nuit là, j'ai décidé d'être patiente. Je suis sortie de mon lit. Je suis allée dans la salon. J'ai allumé la télévision. Je me suis allongée sur le canapé. J'ai commencé à piquer du nez. J'ai éteint la télévision. J'étais proche de trouver le sommeil. Mais proche seulement.

J'étais mal installée. Je suis allée me remettre dans mon lit. J'ai encore mis du temps à m'endormir. Quand le réveil a sonné le matin, je crois que j'avais dormi une heure ou deux. 

Sur le chemin de l'école, mon énergie n'était pas au top, à la fois en raison du manque de sommeil et des soucis professionnels. Et puis, en prenant une allée, j'ai eu ce ciel devant les yeux.

 

 

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Dans la tête, j'ai eu les mots "magie", "la vie vaut vraiment vraiment la peine d'être vécue", "il y a des moments de grâce". J'ai sorti mon téléphone pour prendre une photo. Une dame derrière moi a fait la même chose et elle m'a parlé de beauté.

J'ai retrouvé mon énergie.

 

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22 octobre 2018

Sans titre

Je suis en voiture, ma fille est au volant, la nuit est tombée. Nous longeons les bords de Seine. Mon œil est attiré par des mouvements et des lumières dans le ciel. Je lève la tête. Cela ressemble à des oiseaux mais des oiseaux lumineux et rose-violet. Je regarde la danse des lumières. Pendant quelques secondes, je pense aux réalisations de la nuit blanche. Il y a un côté magique, poétique et irréel. En même temps, je sens bien la réalité de ce que je vois. Comme un spectacle voulu par un artiste. Je pense à tout ça à la fois, mais ce sont des impressions. Ma pensée n'est pas très élaborée. C'est en écrivant que je reconstruis, que je structure, que je pose des mots.

Je suis toujours dans la voiture. On s'arrête au feu rouge. Je montre les « oiseaux » à ma fille. Elle me dit de regarder le pont. Il est éclairé. En rose-violet.

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22 mai 2018

Parc

 

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L'autre jour, il faisait beau. J'ai ressorti mon vélo et je suis allée me balader en bords de Seine. A un moment donné, j'ai tourné à gauche dans un petit parc que je trouve charmant. Les grilles étaient ouvertes. A quelques pas, il y avait un homme qui me regardait. J'y suis allée quand même. J'ai pensé qu'avec le beau temps, il y aurait un peu de monde.

Dans le parc, il y a une grande mare avec un sol en teck devant. Ce jour là, elle était encore clôturée par un grillage. Je ne m'y suis pas arrêtée. Je suis revenue un peu en arrière pour m'asseoir dans un autre lieu avec du bois, des plantes et de l'eau. J'y étais bien, à regarder le paysage et à rêvasser. Assez proches de moi (mais pas trop) deux autres femmes s'étaient installées. Et des gens passaient de temps en temps dans l'allée.

Je suis restée quelques petites minutes assise quand l'homme de l'entrée est arrivé. Il est passé juste à côté de moi. A ce moment là, je me suis rendue compte que les deux autres femmes étaient parties. J'étais seule à part deux personnes qui arrivaient à 30 mètres. L'homme a ralenti, il m'a regardé droit dans les yeux et m'a dit « bonjour ». Je ne lui ai rien répondu. Il a continué son chemin.

A partir de ce moment là, j'ai regardé l'allée pour vérifier qu'il y avait toujours quelqu'un qui arrivait.

J'ai repensé à tout ce qui c'était dit à la radio ou à la télévision concernant le «harcèlement » de rue. Je n'ai jamais bien compris ce mot dans ce contexte. En tout cas, ce qui était sûr, c'est que cet homme ne m'avait pas harcelée. Il m'avait juste regardée par deux fois (à l'entrée du parc et quand il est passé à côté de moi). Il m'avait juste adressé un mot. Cela ne peut pas être un délit de dire « bonjour ». Des tas d'inconnus se le disent quand ils se rencontrent dans la nature, en randonnée ou en balade. Mais là, c'était différent. A la fois son regard et son bonjour étaient inquiétants. C'était la manière de le dire. Je me suis dit que finalement, dans toutes ces questions de soi disant « harcèlement », ce ne sont pas les faits en eux même qui sont problèmatiques (je n'ai pas de raison de me plaindre d'un bonjour). Ce qui est problématique, c'est l'inquiétude, voire la peur. Parce qu'en bout de chaîne, il y a cette peur. On sait toutes que les agressions sexuelles existent.

 

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07 avril 2018

Pause

Je pourrais écrire "blog en pause" mais, en fait, il est tout le temps en pause ! Je viens, je repars. Et puis c'est bientôt les vacances scolaires. C'est toujours plus facile, pour moi, d'écrire pendant les vacances.

Ce n'est pas que je n'ai pas d'idées de billets. J'en ai deux à écrire. Mais je me suis lancée dans l'écriture d'un texte long. J'ai envie de rester concentrée dessus pour le moment.

Alors je vous dis à bientôt, à très bientôt

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17 mars 2018

Samedi matin

 

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On est samedi matin. Un temps où je m'octroie une petite parenthèse. Pas de course, pas de sortie dehors, pas de ménage, pas de vaisselle, pas de travail pour l'école, pas d'appel téléphonique ou de sms, pas de télévision. Un temps hors du quotidien. Un temps pour aller sur la blogosphère. Un temps pour moi. Un temps pour lire et pour écrire. Depuis la rentrée des vacances je n'y étais pas allée.

En arrivant sur canalblog, je ne sais pas ce que je vais écrire. Je lis les derniers commentaires. Joëlle a dit : « Le pouvoir des images, des mots n'est pas à négliger ! Tous les films ne sont pas à regarder n'importe quand ! ». Je me dis que j'ai trouvé mon sujet pour le billet d'aujourd'hui. C'est exactement ce que j'ai vécu hier.

Mais je ne commence pas tout de suite à écrire. Je vais d'abord sur l'autre blog, celui où je poste des histoires. Là aussi j'ai un commentaire que je n'avais pas encore lu. Je clique sur le nom de l'auteur, Alezandro. Je lis son dernier texte. Il parle de la journée des femmes. 

J'ouvre ensuite un fichier où j'ai enregistré toutes les petites nouvelles que j'ai écrites il y a un certain temps. J'en choisis une où il est question d'une femme professeur de français.  Je la relis. Et puis non, je me dis que je l'éditerai plus tard. Elle n'est pas autobiographique mais on pourrait le croire car je suis enseignante. Je me souviens. Je l'avais écrite à la suite d'une réunion parents-professeurs au collège de ma fille. Je m'étais laissée aller à imaginer ce même professeur mais avec un autre parent que moi.

Je lis l'histoire suivante. Il est question d'une femme et d'un homme. Je me demande si je vais choquer quelqu'un. Et puis non ! Je ne vais quand même pas me censurer. Il faut que j'assume ce que j'écris. Je l'édite. Je relis le texte sur le blog. Je fais une ou deux corrections. Je vois toujours mes textes d'un autre œil lorsqu'ils sont édités. C'est à ce moment là que je trouve que mon histoire rentre en résonnance avec le billet d'Alezandro. Je pense à une émission de télévision où les hommes parlaient du regard des femmes. Dans mon histoire c'est l'inverse.

Je reviens alors sur mon traitement de texte et je commence à écrire. Mais j'oublie mon sujet en route. « Le pouvoir des images, des mots n'est pas à négliger ! Tous les films ne sont pas à regarder n'importe quand ! ». Ce sera peut-être le thème de mon prochain billet.

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20 février 2018

Heureuse ?

 

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A la bibliothèque, j'ai emprunté un livre qui s'intitule « Le bonheur extraordinaire des gens ordinaires ». Le sous-titre est : La psychologie positive pour tous.

Hier, je marchais dans le forum des Halles, à Paris. Je me dirigeais vers le cinéma. J'ai pensé à mon livre. Je me suis demandée si là, à cet instant précis, j'étais heureuse. Et ma réponse a été oui, immédiatement. Pourtant, à première vue, on n'associe pas le bonheur au fait de marcher dans un centre commercial. Mais je venais de passer deux heures avec quelqu'un que j'aime beaucoup et qui me fait du bien. Cela faisait très longtemps que je n'avais pas été seule au cinéma et j'allais voir un film que j'avais choisi. Je n'avais ni souci ni préoccupation. Et, dernièrement, de bonnes choses me sont arrivées. Alors oui, j'étais heureuse.

Je suis arrivée en avance au cinéma. J'ai attendu, comme quelques autres personnes, assise sur un banc confortable. La queue s'est formée autour et dernière nous mais on a pu rester assis. J'avais le magazine des cinémas UGC et je regardais les hommes et les femmes autour de moi. L'attente ne me pesais pas. Au bout d'un moment, des gens sont sortis de la salle. Silencieux. Personne ne souriait. Je me suis d'abord dit que ce n'était pas très bon signe puis, qu'en fait, cela voulait dire que les spectateurs avaient du mal à « sortir » du film.

La salle n'était pas très grande mais elle était pleine. Un homme est arrivé en retard et n'a pas trouvé la place restante. Il s'est assis sur les marches.

En sortant du cinéma, j'ai marché dans le forum des Halles et là, je me suis sentie déprimée. Heureusement, cela n'a pas duré très longtemps, mais j'avais vraiment le moral dans les chaussettes après le film. J'ai repensé alors à mon livre. Il y est écrit que, lorsqu'on ne va pas bien, il faut sortir, voir des gens, aller voir un film amusant. J'avais trouvé cela simpliste. En fait, là, il m'arrivait juste l'inverse.

Je ne vous dirai pas de quel film il s'agit. Je ne voudrais pas décourager quelqu'un qui aurait envie d'aller le voir. C'était un excellent film, très bien joué, très réaliste, très intelligent, qui pose de vraies questions. Seulement, je l'ai trouvé pesant.

 

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15 janvier 2018

Désagréments

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Je suis très sensible aux petits bonheurs. Mais, le corollaire de cela, c'est que je suis également très sensible aux petits désagréments de la vie.

 J'ai passé une mauvaise journée. Longue (réunion à midi plus étude ce soir) et avec des élèves très énervés (c'est en géneral le cas le lundi). De plus, j'ai un élève avec une problématique bien particulière. Et aujourd'hui, il était ingérable.

Donc, je suis rentrée chez moi avec cette impression que la vie n'était pas une chose sympa. J'étais capable de me raisonner et de me dire que c'était juste une mauvaise journée. Mais l'impression restait.

Ensuite, je me suis attelée à un problème que j'avais depuis hier soir. Le socle de ma bouilloire était tombé derrière le placard. J'ai essayé de le faire remonter avec le manche d'un balai. J'ai essayé à trois reprises en attrapant de fil. J'y suis presque arrivée jusqu'au moment où tout est retombé plus bas.

J'ai alors vidé tout le placard, déplacé le meuble, attrapé tout ce qui était derrière, aspiré le sol, nettoyé à l'eau, aspiré de nouveau, remis le placard en place, rangé la nourriture de façon plus rationnelle. J'y ai passé du temps. Au début, cela a été contraignant et même un peu décourageant. Et, à la fin, j'étais contente d'avoir résolu mon problème, d'avoir nettoyé, d'avoir récupéré le couvercle d'une boîte, et d'avoir rangé d'une façon qui allait être plus simple.

J'ai même oublié l'impression désagréable que j'avais en rentrant.

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03 janvier 2018

Expo

Premier jour de l'année. Je suis avec un copine qui vient de Lyon. On décide d'aller à Orsay. Mais, c'est en chemin que l'on se rend compte nous sommes lundi et non mardi. Le musée est fermé. On pense alors à l'exposition Gauguin au grand Palais.

- Si la queue est trop longue, on abandonne. Avec la pluie...

- D'accord.

 

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Sortie au métro Champs Elysées Clémenceau. La pluie est devenue violente, agressive, terrible. Heureusement, il n'y a qu'une petite queue. Le gardien fait avancer quelques personnes et arrête le passage deux personnes avant nous. Il nous prévient qu'il y aura 20 à 30 minutes d'attende car nous n'avons pas de réservation. Nous sommes juste en bas des marches de l'escalier, à essayer de protéger nos affaires et nous même de la pluie. Ma copine a peur pour son appareil photo. Je lui demande.

- On attend quand même ?

- Oui, maintenant qu'on est là.

 

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Exposition Gauguin au grand Palais. L'oeuvre devant laquelle je suis restée le plus longtemps s'appelle TE RERIO (le rêve). Je décide finalement de la prendre en photo, juste pour avoir un petit souvenir. Je sais bien qu'elle ne donnera pas grand chose derrière mon écran de téléphone. Et puis je me recule. J'ai alors envie de prendre les gens devant le tableau. Je le fais trois fois. Plus tard, je regarde et sélectionne mes photos. Sur les trois, j'enlève celle avec la silhouette d'un homme, seul devant TE RERIO. Je le regrette tout de suite après. C'était celle-là la plus intéressante au niveau du sens. 

 

 

 

 

 

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