Petits riens

24 septembre 2016

Musique

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Cet été, je me suis achetée un piano chez Cultura. J'ai passé plus d'une heure dans un bureau pour qu'un vendeur remplisse un dossier de crédit, j'ai dû retourner chez moi pour rapporter une fiche de salaire (alors qu'elle n'était pas nécessaire conformément à la liste des documents que j'avais eue avant), j'ai aidé le vendeur à comprendre les items du dossier ainsi qu'à faire fonctionner le scanner. C'était l'été, les vacances, je n'ai pas eu le sentiment que je perdais mon temps. C'était juste un moment de vie. C'était le premier dossier de crédit pour ce vendeur, il avait le droit de ne pas être au courant de tout.

Maintenant je suis très heureuse d'avoir ce piano. Je n'ai pas de grandes ambitions. Je veux juste me faire plaisir, savoir jouer quelques petites chansons, pouvoir lire une partition. Je connais maintenant La tendresse de Bourvil que je ne joue que d'une main. Je déchiffre encore L'amant de Saint Jean et Dans l'église de Harlem, une chanson que j'avais apprise en vacances. Plus tard j'essaierai la deuxième main mais pour cela il faut que j'apprenne à lire la clé de fa. 

Il y a quelques années, je m'étais achetée une guitare. J'aurais aimé l'apporter à l'école et pouvoir faire chanter les élèves. Mais je trouve cet instrument beaucoup plus difficile que le piano. En plus il faut le sortir, l'accorder et ensuite jouer. Quand je veux me mettre au piano, il me suffit d'appuyer sur le bouton on/off et après je peux n'y rester que quelques petites minutes à chaque fois. Je peux jouer le matin, avant de partir travailler, le soir avant de me coucher, à chaque fois que l'envie me prend.

 

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10 septembre 2016

Mal dans sa peau

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On dit parfois, en parlant d'un adolescent, qu'il est mal dans sa peau. On peut le dire aussi d'un adulte. Ou dire qu'il est bien dans sa peau. Je n'aime pas ces expressions. Bien. Mal. C'est dichotomique. Binaire. Blanc et noir. Je préfère lorsque l'on dit qu'une personne est plus ou moins épanouie. 

Je ne sais pas d'où vient cette expression "mal dans sa peau". Je n'ai rien trouvé d'intéressant sur Internet. Je ne crois pas que l'on ressente quelque chose de physique au niveau de la peau lorsque l'on n'est pas épanoui. Peut-être du corps en général.

Moi, en tout cas, je me sens bien plus épanouie à 50 ans qu'à 15. Et pourtant, je peux dire qu'à certains moments je me sens mal dans ma peau. Au sens propre du terme.  Quand je me couche par exemple et que j'essaie de dormir. J'ai chaud et je ne garde qu'un simple drap sur moi.  Puis, au moment de tomber dans le sommeil je me réveille d'un coup parce que j'ai froid. Je remonte la couette et, au bout, d'un moment, j'ai de nouveau chaud. C'est vraiment au niveau de la peau que ça se passe. Et je me sens vraiment mal dans cette enveloppe qui m'empêche de m'endormir. Encore plus désagréable que les bouffées de chaleur dans la journée.

Après, c'est nouveau pour moi ces changements soudain de température. Je vais, j'espère, m'y habituer. Je vais retrouver une peau agréable à porter sur moi. 

 

 

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01 septembre 2016

Accent circonflexe

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J'ai d'abord refusé catégoriquement la réforme de l'orthographe. J'aime les accents circonflexes et j'ai décidé de les garder.

De toute façon, ce n'est pas eux qui posent problème aux gens. Il suffit d'aller sur Internet pour voir que c'est l'orthographe grammaticale qui n'est pas toujours acquise. Combien d'adultes confondent le participe passé avec l'infinitif ? Et mes élèves parviennent à mémoriser les accents circonflexes. Ils ont d'autres difficultés en orthographe lexicale, mais pas celle là.

Et puis, en relisant une lettre de candidature d'un de mes enfants, j'ai dû lire la règle (que je ne m'étais même pas donné la peine de faire avant étant donné ma réticence à cette réforme). En fait, c'est uniquement sur le i et le u (et encore, il y a des exceptions).

Aujourd'hui, rentrée des classes. J'ai écrit boite au tableau. Pas boîte mais boite. J'ai parlé de la réforme aux élèves. Par contre, maitresse, ça ne me plaît (ou plait) vraiment pas. Je crois que je vais continuer avec maîtresse.

 

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01 août 2016

C'est parti !

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Ca y est ! J'ai lancé mon nouveau blog. Un petit test avant de partir en vacances. Il s"appelle Brèves. Il suffit de cliquer sur le lien.

Vous pouvez, ici, sur le blog "Petits rien", me laisser vos remarques concernant la mise en page.

 

 

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31 juillet 2016

Petites nouvelles

 

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J'ai écrit des petites nouvelles, très courtes. J'en ai beaucoup. Largement de quoi faire un recueil. J'en ai posté certaines sur des ateliers d'écriture en ligne. Cela m'a permis d'avoir des retours de lecteurs. Et de les retravailler. C'est très utile.

J'ai eu envie de les envoyer à un éditeur. Il n'y en a pas beaucoup qui publient des nouvelles d'auteurs inconnus. Il y en a un que j'aime bien : D'un noir si bleu. (Chez eux, je vous conseille « Mes amoureux et moi .) Il me suffisait d'envoyer par mail un extrait de mon recueil, plus une petite biographie. C'est la biographie qui m'a posé problème. Je ne savais pas comment l'écrite. J'ai laissé passé des mois, des mois, qui ont fini par faire bien deux ans. Et un jour je me suis décidée ! Je suis retournée sur le site. Et là, j'ai eu la surprise de voir que la maison d'édition n'existait plus. J'étais à la fois en colère contre moi même et triste qu'Un noir si bleu n'existe plus.

Il existe d'autre éditeurs de nouvelles. Là, par contre, il faut que j'envoie la totalité du texte, en version papier. Du travail de relecture et de mise en page à prévoir. Je procastine. Je ne me lance pas. Je n'y crois pas vraiment. Il y a tellement de gens qui envoient des textes et si peu d'élus.

Et puis, dernièrement, m'est venue une idée : les publier sur Internet. Si mes histoires plaisent, je pourrai ensuite contacter un éditeur. J'ai fait en sorte de protéger mes textes avec un droit d'auteur et j'ai décidé de me lancer. Vous pourrez voir le lien à droite. Ca s'appellera « Brèves ».

Évidement, pour avoir suffisamment de lecteurs, il va falloir que je passe du temps sur d'autres blogs. Si j'ai moins de temps pour venir ici, pour venir chez vous, ne m'en veuillez pas.

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22 juillet 2016

Départ en vacances

 Pas de photo ... aucune ne veut se charger... C'est triste un billet sans photo ...

Demain, je pars en vacances, dans les Alpes.

Aujourd'hui, j'ai réglé des questions administratives, j'ai un peu lu, je me suis promenée, j'ai fait quelques courses, j'ai rangé et nettoyé des choses dans la maison, j'ai préparé un gâteau à la fois pour le voyage et pour mon fils qui reste là, et j'ai fait ma valise.

J'aime bien ces moments dans l'entre-deux.

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16 juillet 2016

Compostelle (2)

 

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Compostelle or not Compostelle me demande Roguidine. Un jour peut-être ... qui sait .... un jour lointain. Pas pour le moment.

Premièrement, depuis mon accident, je ne randonne plus, ou des petites balades.

La semaine dernière, j'avais prévu de faire une randonnée de 10 kilomètres pour aller voir la source où Cosette aller puiser son eau. J'étais très motivée. Mais j'ai annulé. J'avais peur que ce soit trop long.

Jeudi soir, après le feu d'artifice à Paris, on a pas mal marché avec des amies. On ne savait encore rien du drame de Nice. La nuit était belle. Il y avait un monde fou et on a cherché un métro qui ne soit pas pris d'assaut. Difficile... On marchait ... marchait ... et la foule était toujours là, comme nous. C'était agréable cette marche dans Paris, sous les étoiles, avec plus de piétons que de voitures. Quand je suis rentrée, je n'avais pas mal au genou mais dans toutes les jambes. 

Deuxièmement, ce n'était pas Compostelle qui me faisait rêver, mais le fait de partir seule. Seule mais sur un chemin où j'étais sûre de croiser du monde. Je connais deux femmes qui l'ont fait. J'avais envie de faire pareil. Cela m'apparaissait comme une véritable aventure. Mais je ne suis pas une aventurière. Plutôt trouillarde. J'ai abandonné l'idée. J'y ai renoncé. J'assume ma trouillardise.

J'avais un autre projet que l'aventure en partant seule. Je voulais écrire un roman qui se passait sur le chemin de Compostelle. Pour cela, j'avais besoin de connaître les lieux. J'avais besoin aussi de savoir ce que cela faisait de partir seule. J'étais allée à la Fnac voir le prix des tablettes, leur poids et s'il était possible d'écrire avec. Le vendeur me les avait déconseillées pour cet usage. Il valait mieux un ordinateur portable très léger. Léger, d'accord, mais trop pour un sac à dos.

Alors qui sait ... un jour peut-être ... un jour lointain ... où ce projet sera arrivé à maturité.

 

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25 juin 2016

Arc-en-ciel

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Je n'ai pas de photo d'arc-en-ciel. J'ai essayé de trouver une photo avec le plus de couleurs de base possible.

 

Je viens d'aller chez Cathy, et sa dernière photo m'a donné envie d'écrire.

Dernièrement, j'ai fait fabriquer un jeu de grammaire par mes élèves. Un jeu sur les accords. Je leur ai demandé de me donner des listes de déterminants, de noms et d'adjectifs qualificatifs. Parmi les noms, un petit garçon a proposé "arc-en-ciel". J'aime bien ce mot, pas seulement ce qu'il représente, mais aussi son écriture. Un mot en trois morceaux. Je n'en vois pas d'autres. Il a quand même fallu que je vérifie le pluriel dans un dictionnaire. Je l'ai fait devant les élèves. Je trouve ça bien qu'ils voient que les adultes, et les enseignants en particulier, ne savent pas tout. Et qu'ils voient l'utilité d'un dictionnaire.

Au tout début de l'année, nous avons parlé des arcs-en-ciel et de la décomposition de la lumière. Je leur ai donné des CD de récupération et je leur ai fait observer ce qu'il y avait à l'intérieur. Par petits groupes, ils sont allés expérimenter dehors, en plein soleil (notre salle de classe donne directement sur la cour). C'était un des très bons moments de l'année, à les regarder absorbés par la tâche.

Très récemment, il s'est mis à pleuvoir très fort. Un élève s'est levé et il est sorti à la porte de la classe. Ce n'est pas autorisé, sinon c'est vite la pagaille. Vous allez peut-être me trouver dure, mais il a fallu que je marque le coup, même s'il m'a donné la raison pour laquelle il n'a pas respecté la règle. Je lui ai donné une punition, mais à copier deux fois seulement : "Je n'ai pas le droit de me lever en classe sans autorisation de la maîtresse, même pour aller voir s'il y a un arc-en-ciel".

En écrivant ce billet, je me rends compte que c'est sans doute le même élève qui s'est levé pendant l'averse et qui a proposé le mot arc-en-ciel pour le jeu de grammaire.

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04 juin 2016

Titre à trouver

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Désolée pour cette photo que j'ai déjà postée sur un autre billet. Mais j'ai trouvé qu'elle pouvait illustrer mon texte.

 

Dans mon précédent billet, je vous ai parlé de mon rendez-vous manqué. A lire vos commentaires, je me suis demandé ce que j'aurais fait à la place de ma copine. Je crois bien que j'aurais prévenu que je ne pouvais pas venir. Mais, d'un autre côté, lorsque l'on a beaucoup de fièvre, on peut être dans un état second. Je lui laisse le bénéfice du doute.

En fait, c'est autre chose qui me gêne chez cette copine que j'aime bien par ailleurs, avec qui j'ai des super discussions. J'aime bien sa façon de parler. J'aime bien sa façon de m'écouter. J'aime bien son rire. On rigole ensemble. Je ne la vois pas souvent, on habite assez loin l'une de l'autre, mais j'ai, à chaque fois, passé de bons moments avec elle.

Un jour, nous étions en voiture, près de chez elle. On est passées à côté d'une mosquée. Elle m'a dit qu'elle était récente et que sa construction ne lui plaisait pas. Elle a expliqué : "Je n'ai pas envie de voir tous ces arabes en djellaba."

Après notre rendez-vous manqué, quand elle allait mieux, nous avons discuté au téléphone. Comme elle a des problèmes de boulot, je voulais savoir ce qu'elle pensait de la loi Travail. Je ne m'attendais pas à sa réponse, sur un ton méprisant et railleur.

- Quand j'ai entendu "loi El Khomri"; je me suis dit : "c'est quoi ce nom d'arabe ?"

On a prévu de se revoir au début de l'été, quand je serai en vacances, mais j'en ai moins envie.

 

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25 mai 2016

Attente

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L'autre jour, j'avais rendez-vous avec une amie près de Massy. Avant de partir je lui ai envoyé un sms pour lui dire que j'arriverai vers 15 heures et que je lui enverrai un message dès que je serai dans le RER. Elle ne m'a rien répondu mais mon texte n'appelait pas de réponse.

Sur le quai de Châtelet, j'ai hésité sur la gare d'arrivée. Il y avait deux arrêts à Massy. Je lui ai posé la question par texto, mais pas de réponse. Je me suis dit que j'avais peut-être eu tort de partir sans que l'on se soit contactées. J'ai fait un choix toute seule et je suis montée dans un wagon. A l'arrivée, toujours pas de nouvelle. Par contre, je ne m'étais pas trompée d'arrêt, j'ai reconnu l'endroit.

Je suis sortie. J'ai vu une voiture qui ressemblait à la sienne. Mais, à l'intérieur, il y avait un couple âgé. J'ai essayé d'appeler mon amie et je lui ai renvoyé un message. Puis j'ai décidé d'aller attendre dans la gare TGV. Je serai au chaud, je pourrai m'acheter de quoi lire et j'aurai de quoi m'asseoir. En entrant, j'ai entendu du piano. Je suis allée dans le point presse pour voir les livres. Il n'y avait pas beaucoup de choix. J'ai acheté "Et n'oublie pas d'être heureux" de Christophe André. Je suis montée à l'étage pour écouter le piano. Je me suis installée. Et j'ai lu.

Le livre est organisé comme un abécédaire, avec des articles courts. Bien écrit. Et avec surtout beaucoup d'humanité et de bienveillance. Cela faisait longtemps que je n'avais pas eu un tel plaisir à lire. Il y avait la musique et cette lecture. J'étais bien. Ca ne me gênait finalement pas d'attendre. Je me suis arrêtée de temps en temps de lire pour appeler mon amie. Sans succès. Au bout d'une demie-heure, je lui ai écrit que je rentrais. 

Dans le RER, au retour, j'ai lu encore et puis j'ai laissé mon esprit vagabonder. Et c'est là que  j'ai compris des choses très importantes sur mes préoccupations du moment. Pourtant, le livre n'avait rien à voir avec ça. C'était juste qu'il m'avait mise dans un état d'esprit propice à régler les problèmes.

Le lendemain, mon amie m'a contactée. Elle avait été très malade avec une forte fièvre. Elle espérait que je ne lui en voudrais pas. Je l'ai rassurée là dessus.

 

Posté par Dalva123 à 22:29 - Commentaires [13] - Permalien [#]