DSC06097

 

 

Le monde ne doit pas nous envahir. Je lis cette petite phrase chez Maria Lina et elle me parle. Je pense à un moment vécu dans mon milieu professionnel il n'y a pas longtemps et je sais maintenant quel titre je pourrais lui donner "Le monde qui nous envahit".

A l'école, j'ai plusieurs jeunes collègues. Vus leurs âges, elles pourraient être mes filles. Une génération nous sépare. Récemment, l'une d'elle a fêté un événement à l'heure du déjeuner. Une autre lui avait fabriqué une pochette qu'elle avait brodée. Tout le monde l'a trouvée très jolie. Une troisième collègue a dit :

  --Je suis sûre qu'elle va bientôt se trouver sur Facebook.

  -- Elle va même s'y retrouver tout de suite, a dit celle qui avait reçu le cadeau.

Elle a fait quelque manipulations sur son téléphone et a ajouté :

  -- Ca y est !

Cela m'a fait une drôle d'impression tout en réalisant que cette façon de faire était sûrement commune a beaucoup d'utilisateurs réguliers de Facebook. Comme si le moment présent ne pouvait pas être vécu pour lui-même. Il fallait le publier pour qu'il existe vraiment, et surtout sans attendre. Je me suis dit  : « On n'est pas de la même génération. »

 

Ensuite, je me suis dit aussi qu'il ne me fallait pas juger et faire des catégories si rapidement. Et moi avec mon blog ? Il y a des différences, c'est sûr. Mais je dois faire attention à ce que l'eau ne rentre pas dans le bateau (si vous ne comprenez pas cette dernière phrase, je vous invite à aller chez Maria Lina...)