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Mon fils me demande :

- Tu va faire quoi en rentrant ?

- Mettre en route une machine à laver.

- Wouahhh ! Super !

Il se moque. Normal, il a 17 ans. Il ne sait pas encore ce que c'est que d'avoir un nouvel appart', rien qu'à soi ou presque. Je n'y vivrai pas seule, mon fils sera là une semaine sur deux. Mais c'est mon premier logement de célibataire depuis très longtemps.

Il y a eu la première nuit, le premier petit déjeuner, la première douche, le premier repas, le premier remplissage du Frigidaire, la première utilisation de la plaque vitrocéramique, les premiers rideaux, la première fois où je pouvais utiliser Internet, regarder la télévision, la première fois où Untel est venu, puis Untelle. Chez moi. Un vrai Chez moi. Et maintenant la première machine. Là, je me dis que ça y est, je suis installée. Je peux manger, me divertir, laver mon linge.

 

J'ai mis du temps à acheter la machine à laver. Je ne voulais pas la trouver d'occasion comme la cuisinière, ni prendre un premier prix, comme le Frigidaire. Je suis allée une première fois chez Darty, puis à la bibliothèque, consulter les tests dans Que Choisir, et enfin je suis retournée chez Darty. J'ai été livrée d'une machine toute blanche, toute neuve, toute propre.

Après, il me fallait trouver un système pour faire sécher le linge. Les pantalons, hauts et petites culottes dans le salon, je n'en avais pas envie. J'avais prévu un appareil qui s'accroche au mur, au dessus de la baignoire, mais, en attendant, il me fallait un « étendoir ». C'est comme ça que je l'appelle. Chez Castorama, j'ai expliqué et j'ai demandé le nom exact.

- Un tancarville.

J'aurais appris quelquechose.

Quand on cherche sur Internet, il y a en effet des « étendoirs » à linge mais aussi le pont de Normandie.Le mien de tancarville n'est pas au-dessus de la Seine mais il est prévu exprès pour aller dans la baignoire. Pratique.