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Avec une amie, nous avons eu une brève discussion sur les hommes. Je lui ai dit que les princes charmants n'existaient pas. Elle a répondu : « C'est sûr ! » et elle a rit. Elle a rajouté ensuite : «On n'y croit plus … mais … un peu quand même ! ». Et on a rit ensemble.

 Plus tard, j'ai repensé à notre discussion. Pour qu'il y ait des princes charmants, il faudrait qu'il y ait des princesses. Je ne suis pas une princesse et je n'en ai jamais rencontrée. En théorie, l'égalité hommes-femmes veut que nous n'attendions pas de l'autre ce que nous ne pouvons pas donner. (Il n'en reste pas moins vrai que  je ne crois pas au prince charmant et c'est ce qui me permet, sans doute, de faire des rencontres amoureuses).

 J'ai repensé aux princes de nos histoires. Finalement, on se sait rien d'eux. Ils embrassent la princesse, l'emportent sur leur cheval, et après, tout est à écrire. Dans les contes, on n'a que le premier baiser (c'est toujours bien le premier baiser). On se fiche de la suite de l'histoire.

 J'ai repensé aux héroïnes des contes de notre enfance. La belle aux bois dormant, Cendrillon, Blanche Neige, Le petit Chaperon rouge même.

 Quand j'étais petite, j'avais le disque de La petite sirène. Pas l'histoire de Walt Disney qui n'existait pas encore. Le conte d'Andersen. Je me revois, assise, à côté de mon tourne-disque, et je pleurais, à la fin de l'histoire, sur des notes d'une musique de Grieg. Dans mon lit, avant de m'endormir, je m'imaginais être la petite sirène avec ses jambes qui la faisaient souffrir.

 Les autres histoires qui m'ont marquée sont celles de la reine Mathilde et de Pénélope (celle d'Ulysse).

 Finalement, mes modèles ne sont pas terribles. Je ferais mieux de croire au prince charmant qui emmène la princesse sur son cheval et ils vécurent heureux jusqu'à la fin de leur vie.